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une bactérie bénéfique en faible azote
Une bactérie bénéfique améliore la croissance des plantes en conditions de faible fertilisation
Le développement d’alternatives aux engrais azotés de synthèse est un enjeu clé pour concilier productivité agricole et réduction de l’impact environnemental. Dans une étude publiée dans New Phytologist, des scientifiques de l’Institut des Sciences des Plantes de Paris-Saclay (IPS2) ont mis en évidence qu’Enterobacter sp. SA187, une bactérie endophyte non-fixatrice d’azote déjà connue pour renforcer la tolérance des plantes à divers stress environnementaux, pouvait améliorer la croissance des plantes placées en condition de faible apport azoté.
En utilisant la plante modèle Arabidopsis thaliana, ils ont montré que cette bactérie stimule fortement la croissance lorsque celle-ci dispose de très faibles quantités de nitrate. Cette amélioration repose sur une augmentation de l’absorption et de la redistribution interne du nitrate, associée à l’augmentation de l’expression de gènes codants pour des transporteurs de nitrate à haute affinité NRT2.5 et NRT2.6. Par le biais d’approches transcriptomiques et génétiques, l’étude révèle également que ce processus est médié en grande partie via l’activation de la voie de signalisation de la phytohormone éthylène.
Ces travaux apportent un éclairage nouveau sur la manière dont des microorganismes bénéfiques peuvent reprogrammer le transcriptome et le développement des plantes pour optimiser l’utilisation de l’azote. Ils ouvrent des perspectives prometteuses pour le développement de stratégies agricoles plus durables, reposant sur l’utilisation d’intrants microbiens afin de réduire l’usage d’engrais azotés de synthèse.

30/01/2026
